Le 19 février, le PEPR PROPSY a participé à une demi-journée de séminaire organisée par Sciences Po LIEPP et la Société médico-psychologique, sur le thème « Données, méthodologies et communs pour une recherche intégrative ».
Marion Leboyer, directrice scientifique du programme était présente, aux côtés de Jasmina Mallet.
L’expérience des maladies rares présentée par Ségolène Aymé a montré l’importance de structurer les données et fédérer les acteurs : création d’une base centralisée, nomenclature codifiée, classification multi-hiérarchique et coordination entre patients, chercheurs et décideurs. Cette approche a permis de parler d’une seule voix et d’accélérer la recherche.
Marion Leboyer a porté l’ambition du PEPR PROPSY : mieux comprendre les troubles affectant près de 10 % de la population mondiale, dépasser l’hétérogénéité des catégories diagnostiques, renforcer l’objectivité des outils et développer des traitements plus ciblés et efficaces.
Ses travaux montrent déjà des avancées concrètes :
- identification d’anomalies cérébrales communes à plusieurs troubles (schizophrénie, bipolarité, autisme),
- mise en évidence de bases génétiques de l’autisme, confirmant son
- appartenance aux troubles du neurodéveloppement,
- lien avec la présence de maladies rares (jusqu’à 20 % des patients),
- rôle clé de l’inflammation chronique (environnement, stress, hygiène de vie),
- exploration de nouvelles dimensions : auto-immunité, métabolisme, microbiote intestinal,
- développement d’outils de suivi à distance des patients.
Le PEPR PROPSY s’inscrit dans une dynamique de transformation :
- constitution de cohortes de grande ampleur,
- déploiement d’infrastructures de pointe (génomique, IA, imagerie),
- structuration d’un écosystème collaboratif,
- développement de partenariats internationaux.
Le PEPR PROPSY poursuit son ambition : identifier des biomarqueurs fiables pour faire émerger une psychiatrie plus précise, plus objective et pleinement ancrée dans l’innovation scientifique au service des patients.




