Une journée organisée par l’Alliance pour la Santé Mentale et la Fondation pour la Recherche Médicale, au Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, en partenariat notamment avec l’Inserm, le CNRS et le PEPR PROPSY.
Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace Philippe Baptiste, a mis en lumière des avancées structurantes, notamment le PEPR PROPSY et sa cohorte longitudinale French Minds.
Marion Leboyer, directrice scientifique du PEPR PROPSY et directrice générale de la Fondation FondaMental, a fait le constat de la nécessité d’investir dans la psychiatrie de précision.
Les troubles psychiatriques représentent 160 milliards d’euros par an. La santé mentale est le premier poste de dépense de l’Assurance Maladie. Le coût de l’inaction est plus élevé que celui de la recherche.
Les difficultés actuelles reposent sur trois facteurs :
- des catégories diagnostiques hétérogènes, non validées biologiquement,
- des essais cliniques sans biomarqueurs objectifs,
- et des médicaments souvent découverts par hasard, sans cibler les mécanismes précis des maladies.
D’où la nécessité de développer la psychiatrie de précision, qui vise à :
- identifier des biomarqueurs mesurables,
- comprendre les causes des maladies,
- et tester des stratégies ciblées pour des sous-groupes de patients.
La France dispose d’atouts importants et de premiers succès :
✅ Le développement de l’imagerie cérébrale pour guider des interventions ciblées.
✅ L’identification de mutations génétiques impliquées dans l’autisme.
✅ La mise en évidence d’anomalies immunologiques en psychiatrie (40% de patients concernés).
✅ L’existence de Centres Experts sur tout le territoire.
✅ Le développement de plateformes d’imagerie et de génomique.
✅ La création de start-ups.
✅ Le soutien de projets France 2030.
✅ L’existence d’un consortium franco-britannique sur les biomarqueurs.
✅ La mise en place de collaborations internationales : au Canada (psychiatrie métabolique), aux États-Unis (programme ChooseFrance), ou encore en Allemagne (consortium IA et maladies mentales).
Boris Chaumette, directeur scientifique adjoint du PEPR PROPSY, a insisté sur le lien vertueux entre attractivité de la psychiatrie et investissement dans la recherche.
Il a également abordé les origines génétiques des maladies mentales. On connaît aujourd’hui un certain nombre de gènes qui prédisposent à l’apparition de troubles. L’enjeu est de découvrir de nouveaux gènes et des traitements adaptés pour chaque maladie.
La dynamique est lancée, la science avance ! Les défis de demain : pérenniser les forces en place, renforcer l’engagement collectif et financer durablement la recherche, pour que chaque patient puisse bénéficier des innovations.
Retrouvez le programme de la journée ici.

